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Centrale hybride de Sainte Anne

Environnement

Une centrale respectueuse  de son environnement

Intégration et respect des enjeux locaux du territoire
Le choix d’un site pour installer ce projet repose sur la prise en compte de plusieurs critères, à la fois techniques et règlementaires, mais aussi contextuels avec la prise en compte des enjeux du territoire.

Dès le début des études de faisabilité, nous avons adopté une démarche visant à prendre en compte l’ensemble des enjeux du territoire et nous sommes positionnés sur la recherche d’un évitement maximum des impacts sur l’environnement.

Le projet initial a fait l’objet d’importantes évolutions visant à intégrer les enjeux de conservation notamment au niveau de l’implantation des îlots photovoltaïques et leurs voies d’accès.

Évolution de l’implantation du projet
L’évitement des zones humides est maximal avec des surfaces affectées minimes voire négligeables. Les 22,6 ha de zones humides présentes sur l’aire d’implantation possible sont donc presque totalement évitées (moins de 0,03 ha impactés). L’installation sera clôturée au niveau des îlots solaires, ce qui impliquera un défrichement d’environ 54 ha de biomasse végétale, avec engagement de valorisation de la défriche.

L’étude écologique, faune et flore
Une étude d’impact a été menée sur le site par les bureaux d’études Biotope Amazonie et Naturalia.
Implanté en Guyane à proximité de Cayenne, Biotope Amazonie est un bureau d’études indépendant spécialisé dans le domaine de l’écologie et le conseil à la prise en compte des milieux naturels et de la biodiversité dans les projets d’aménagement.

La dérogation espèces protégées de Ste-Anne

Le projet fait l’objet de l’arrêté préfectoral R03-2024-04-12-00009 autorisant à déroger à l’interdiction de destruction de spécimens d’espèces protégées, en application de l’article L. 411-1 du code de l’environnement.

Les mesures Evitement, Réduction, Compensation et Accompagnement du projet Ste-Anne sont décrites dans le dossier de demande de dérogation et la mesure d’accompagnement mise à jour dans un porter à connaissances validé le 20/01/2025.

Les mesures d’accompagnement portent sur :

  • La gestion des polder Sarcelle (anciennes rizières de Mana) avec le Conservatoire du Littoral.
  • L’étude des mares temporaires par ADN environnemental et bioacoustique. Ce projet est piloté par Biotope Amazonie et fait intervenir divers partenaires (Société Herpétologique de France (SHF), ENIA, Projet POP Antilles/Guyane, Association Trésor, CEN Guyane, ONF Guyane, LEEISA Cayenne, CRBE Toulouse).
  • L’études des espèces de mares explosives par radiotracking. Ce projet est piloté par Biotope Amazonie avec pour partenaires l’Université de Vilnius, l’Association Trésor et le CNRS.

Évitement en phase de conception

Le positionnement du parc photovoltaïque a directement pris en compte les plus forts enjeux de conservation identifiés au sein de la zone d’étude.
Ce sont notamment les forêts inondables de bas-fonds et les criques qui ont été en majeure partie évitées, car :

  • Elles sont en meilleur état de conservation comparativement aux forêts de terre ferme exploitées ;
  • Elles accueillent une batrachofaune riche ainsi que plusieurs plantes déterminantes de ZNIEFF, ou protégée

Ainsi, la partie centrale de la zone d’étude, où s’écoule une petite crique forestière, ainsi que les affluents de ce cours d’eau sont majoritairement préservés du défrichement.

Toute la forêt bordant la Crique Sainte Anne, qui s’écoule à l’Est de la zone d’étude sera également préservée. De même, les secteurs de forêts de terre ferme comparativement plus dégradés situés à l’Ouest de la zone d’étude ont été privilégiés pour accueillir les parcs photovoltaïques.

L’étude écologique, faune et flore

Implanté en Guyane à proximité de Cayenne, Biotope Amazonie est un bureau d’études indépendant spécialisé dans le domaine de l’écologie et le conseil à la prise en compte des milieux naturels et de la biodiversité dans les projets d’aménagement.

Sa mission auprès de Voltalia sur le projet de Centrale Solaire de Mana Piste Sainte-Anne consiste en la réalisation de l’expertise écologique, volet indispensable à toute étude d’impact.

  • Étude débutée en 2018,
  • Les inventaires de terrain dédiés à la flore, à l’ornithologie, aux habitats et à la faune terrestre et aquatique se sont déroulés en 4 sessions pour un total de 16 journées,
  • Définition de l’état des lieux, évaluation des enjeux et des impacts,
  • Formulation de mesures répondant à la démarche Eviter, Réduire, Compenser les éventuels impacts du projet.

Un facteur d’émissions carbone très faible

La centrale de Sainte-Anne se démarque par un impact carbone particulièrement faible du fait du choix d’équipements vertueux.​
Le projet efface l’empreinte carbone liée à sa fabrication après seulement 19 mois de fonctionnement, et produit ensuite une énergie 14 fois moins carbonée que la moyenne du mix électrique guyanais.​

Le facteur d’émission de la centrale, batteries incluses, est de 68,8 kg CO₂ par MWh produit. Ces très bonnes performances sont à comparer aux émissions moyennes de la production électrique en France, de l’ordre de 68.8 kg de CO₂ par MWh produit, quand la moyenne guyanaise est de 0.957 kg de CO₂ par MWh.​

+ 45 300 Tonnes de CO₂ évitées

La centrale permettra d’éviter l’équivalent l’émission de 45 300 tonnes de CO₂ par an. Sa production d’énergie renouvelable associée à son stockage réduira également le recours aux groupes diesel qui sont aujourd’hui mobilisés pour alimenter la région en électricité.

+ 25 ans de durée de vie minimum

La durée d’exploitation du parc est prévue pour 25 ans. À la fin de cette période, l’exploitation pourra être étendue selon le cadre réglementaire avec renouvellement des équipements. Dans ce cas de figure, un diagnostic technique complet de la centrale sera réalisé pour identifier les équipements à remplacer et les démarches nécessaires pour étendre la période d’exploitation. Le démantèlement de la centrale et la remise en état du site sera financé et réalisé par Voltalia. Des fonds sont provisionnés sur un compte dédié à cet effet.

Suivi écologique du chantier

Afin de veiller à l’évitement des zones d’habitats naturels sensibles ainsi que des enjeux floristiques et faunistiques identifiés sur site, un suivi de chantier écologique de chantier sera mis en place.

Pour cela, le déroulement des travaux fera l’objet d’une concertation entre les chefs de chantier des entreprises mandatées pour les travaux et un expert écologue qui s’assure du respect des contraintes environnementales. Cette coordination permet de veiller au respect des emprises des travaux définies dans le plan guide.

En amont du démarrage du chantier, les entreprises intervenantes seront sensibilisées aux enjeux environnementaux spécifiques au site. Cette démarche vise à préserver au mieux les milieux naturels présents sur et à proximité immédiate de la zone d’intervention.

Des visites de chantier seront programmées tous les mois pour la phase de défriche puis tous les six mois afin de veiller au respect de la réglementation environnementale, des mesures d’évitement et de réduction et des procédures en lien avec l’environnement.

La première visite aura lieux avant le commencement des travaux afin de sensibiliser les équipes intervenant sur le projet. Les visites de chantier font l’objet de comptes rendus. La dernière visite de chantier veillera à un repli de chantier respectueux de l’environnement et des exigences définis et fera l’objet d’un bilan de fin de chantier.

Le développement des ENR en Guyane

Le développement des énergies renouvelables est un enjeu crucial pour la Guyane :

  • pour réduire l’importation d’énergies fossiles,
  • pour décarboner son mix énergétique.

La Guyane est un territoire qui dispose du potentiel pour assurer une production d’électricité 100% renouvelable et locale.

La PPE de la Guyane (Décret n°2017-457 du 30 mars 2017, Art. 7) indique la nécessaire « mise en service d’un moyen de base à puissance garantie de 20 MW dans l’Ouest d’ici à 2023 en privilégiant les moyens de production à partir de sources renouvelables de puissance garantie fournissant des services système ».

L’objectif est de parvenir à l’Autonomie énergétique de la Guyane d’ici 2030 (Loi de transition énergétique pour la croissance verte).